About
Chaque photographie d’Olga Caldas opère une forme d’apparition, participe d’une surprise, d’un étonnement, d’une suspension du temps, d’un déplacement des sens et des perceptions.
Marc Duvillier. Historien de l’art. Paris, 2025
Olga Caldas
Artiste visuelle formée en histoire de l’art, en sciences de l’information et de la communication, puis en photographie, Olga Caldas développe depuis une quinzaine d’années une pratique artistique centrée sur les liens sensibles entre le corps, le monde végétal et la mémoire. Ses images, habitées par une tension entre apparition et retrait, ouvrent un espace où le visible semble surgir d’une zone intérieure, secrète.
Son travail a été montré en France et à l’étranger — aux États-Unis, en Suisse, en Belgique, en Italie, au Portugal. Elle compte aujourd’hui plus d’une cinquantaine d’expositions et plusieurs publications de livres.
Directrice artistique et curatrice à l’IMMIXgalerie - Espace culturel Jemmapes, Ville de Paris, elle a également été, durant vingt ans, responsable de la communication au musée de la Halle Saint Pierre, à Paris.
EXPOSITIONS PERSONNELLES 2025 - 2026
Musée de la Halle Saint Pierre, Paris , du 15 janv. au 15 mars 2025
Forum cultural das Neves, Portugal, du 9 aout au 31 septembre 2025
Maison des Arts de Brunoy du 13 mai au 9 juin 2026
Festival international de photographie, iNstantes à Avintes, Portugal, 8 au 30 mai
Casa das Artes, Arcos de Valdevez, Portugal du 1er aout août 4 octobre 2026
EXPOSITIONS COLLECTIVES 2025 - 2026
Centre Culturel Casa Régis , Photography into sculpture - à Biella-Turin (Italie)
du 5 oct. 2025 au 28 février 2026.
Halle Saint Pierre, Carnets Libres. Quand les artistes sortent des livres, Paris
du 19 mars – 19 mai 2025.
Galerie 24B, L’Éternité et un jour., Paris, du 16 au 27 mai 2025
Galerie Immix, Corps-végétal. .Paris,, du 23 mai au 4 juillet 2025
Chaos Tantrique - Hotel particulier, Neuilly-sur-Seine, du 14 au 30 juin 2025
SALO XIII, Ecole d’art Prép’Art, Paris - du 18 au 22 Juin 2025
Chapelle Saint-Louis, Vulnérables. Hôpital de la Salpétrière, Paris
du 24 juin au 21 septembre 2025
Galerie 24B, Mandragores, du 31 janvier au 8 février 2026
SALO XIV, impasse Ménilmontant, Paris du 24 juin au 28 juin 2026
LIVRE, Le jardin aux sentiers qui bifurquent, publié aux éditions Lire & Voir (2025) retrace le parcours de l’artiste de 2016 à 2025. Disponible à la librairie de la Halle Saint Pierre.
REGARDS CRITIQUES (extraits)
« Exposer la beauté du monde, la douceur des corps n’est pas anodin, c’est un acte
engagé qui s’oppose à la négation de la vie. La voie choisie par Olga Caldas est celle de la beauté du monde et de l’humanité, c’est un choix esthétique et politique. »
- Laurent Quénéhén, critique d’art et commissaire d’expositions
« Chaque photographie d’Olga Caldas opère une forme d’apparition, participe d’une
surprise, d’un étonnement, d’une suspension du temps, d’un déplacement des sens et des perceptions. Dans cet espace autre, le Jardin aux sentiers qui bifurquent, labyrinthique et hypnotique, le spectateur doit se perdre, accepter le jeu proposé où tous les sens sont convoqués et où les parfums et les sons correspondent. La sensualité, la tactilité, les textures qui sont transcrites dans ces images sont singulières. Ces photographies sont autant de miroirs des eaux, de voies de passage vers l’invisible, comme dans L’Orphée de Jean Cocteau et chez Lewis Carroll. En s’approchant d’elles, on s’attend à ce qu’un contact s’établisse. »
- Marc Duvillier, historien de l’art« Fleurs en voyage ». « Si les images montrées ici recèlent un message, c’est moins celui d’une fable écologique banale qui incite chacun de nous à devenir l’ami conscient de
son environnement, qu’une invitation subconsciente. Invitation à ne pas demeurer un
calice fermé, à ne pas garder pour soi son propre parfum.
De cette façon, Olga Caldas sert la nature autant que n’importe lequel de ses
défenseurs les plus ardents. Car, au bout de sa démarche, elle ne fait plus de différence
entre la nature et elle. Elle passe tout entière dans ce qu’elle photographie ; elle n’observe plus, elle devient ce qu’elle voit. »
- Martine Lecoq, écrivaine et critique d’art
« La première chose qui me vient à l’esprit en regardant les photos d’Olga Caldas, c’est la magnifique lumière qui en émerge. Cela rayonne et emporte tout dans l’allégresse
d’une métamorphose, de métamorphoses rayonnantes. La vie de ses fleurs subjugue. »
- Roger Pierre Turine, critique d’art, Bruxelles
ABOUT
For ten years, Olga Caldas works on the staging of the body but also on the way to put it in fiction. Whether it be in « Daydreams » where she gives free rein to a dreamed autobiography, or in « Et le corps se délie » (« And the body frees itself »), she transcribes her experience of the intimate as closely as possible to the flesh, the one of other person, or her own.
No pornography in her work but there is no repression of the erotic processus either, through which the man and the woman, separately but implicitly closed, measure their presence to the world, serious about man, joyful with woman.
The artist makes, with purpose, floating periods and ages but also she reverses them as a childhood which would come from a maturity looking for its first games.
In the same time in all nudity and innocence.
Feminine and masculine do not stay calmly in the usual related categories. Man can let himself go to his desire of passivity without any reproach.
Olga Caldas insists, about her male nude pictures, on the fact they are made by a woman. She highlights the rarity of this kind of exercice. As she wanted to fill a gap and invest herself as a pioneer, whitout any militancy. ! However, maybe she is uniting with a latent expectation from women : that man feels agree to finally give in to, even sing his wound, which is the first step to reconciliation with oneself.
Poetic, the photographic work of Olga Caldas, can’t be explained. If it makes us think, it is not as we can imagine, but rather as a reflected mirror. She arouses an unexpected face to face coming from deep down within ourselves.
Martine Lecoq, art critic. Paris