LE POIGNARD SUBTIL

Olga, on la connaît à la Halle Saint-Pierre où elle s'est longtemps occupée de la com'. Maintenant, il paraît, les pages se tournant (nos amis les premiers libraires, Laurence puis Pascal, se sont carapatés en tête, laissant la place à des nouveaux, tout aussi sympathiques, Stéphane et Elizabeth), qu'Olga a pris sa retraite, pouvant ainsi s'adonner à sa passion centrale, la photographie. Elle s'en vient, jusqu'au 16 mars, présenter dans la partie "Galerie" de la Halle (rez-de-chaussée) quelques-uns de ses travaux actuels (voir photo ci-dessus de Bruno Montpied).

Olga Caldas, expo "Le Jardin aux sentiers qui bifurquent", dossier de presse à la Halle Saint-Pierre.

     Et ce que je préfère chez elle, quand elle ne se lance pas dans des expos-concepts pour jouer à la grande photographe – du genre ficelage en faux shibari des uns et des autres (je me suis laissé dire que l'ami Régis Gayraud s'était laissé ligoter, pas très serré: qu'est-ce qu'il ne faut pas faire pour que ce joli cœur professionnel gagne les grâces de ces dames...) – , c'est sa grande sensibilité vis-à-vis de la chose botanique. Dans l'expo de la Halle, on peut ainsi voir, agrandies comme par hasard (elle sait ce qu'elle fait de mieux, la bougresse!), deux corolles aux mystères veloutés comme la chair noire et blanche de crémeux cygnes. Rien que ces deux clichés méritent le détour par la Halle.

Olga Caldas, volute florale, 2024. 

     D'autant que bientôt devrait débuter une nouvelle expo dans la salle du bas consacrée à l'intriguant art brut iranien. Que de raisons de débarquer à la Halle Saint-Pierre, donc...

Olga Caldas (2024), quelle est cette lumière cachée au fond de ce calice, de quel délice est-il la promesse?

FRANCE-PORTUGAL

Du 15 janvier au 16 mars 2025, la Halle Saint-Pierre à Paris accueille l’exposition Le Jardin aux sentiers qui bifurquent d’Olga Caldas, une invitation à une promenade poétique entre nature, art et introspection.

Inspirée par l’œuvre éponyme de Jorge Luis Borges, cette exposition transporte les visiteurs dans un jardin-labyrinthe où se rencontrent corps, pierre et végétaux. Les photographies d’Olga, mêlant techniques argentiques et numériques, révèlent une quête artistique tournée vers l’hybridité et la métamorphose.

Née au Portugal et nourrie par l’effervescence créative parisienne, Olga Caldas transforme son propre jardin en un studio à ciel ouvert. Ses compositions, jouant sur l’ombre et la lumière, captent l’éphémère et les correspondances entre l’homme et la nature, suggérant un monde où chaque élément – feuilles, fleurs, sculptures – dialogue avec le visiteur.

Cette exposition est une ode à l’imaginaire et à l’émerveillement, où le visible et l’invisible s’entrelacent pour offrir un moment suspendu, propice à la rêverie et à la redécouverte de notre lien avec la nature. Une expérience immersive à ne pas manquer.

Le Jardin aux sentiers qui bifurquent

Plus d’informations

Olga Caldas
06 63 90 21 21
Olga.caldas@hotmail.fr
http://olgacaldas.me
https://www.facebook.com/olga.caldas/


UP'MAGAZINE

Article de Fabienne Marion, rédactrice en chef dehttps://france-portugal.com/evenement/le-jardin-aux-sentiers-qui-bifurquent-dolga-caldas/

Un bel article de Fabienne Marion rédactrice en chef de UP'Magazine.

Olga Caldas : Le jardin aux sentiers qui bifurquent

Sous le ciel gris de Paris, au cœur de la Halle Saint-Pierre, un jardin singulier s’épanouit cet hiver. Du 15 janvier au 16 mars 2025, la photographe et artiste Olga Caldas nous invite à parcourir "Le Jardin aux sentiers qui bifurquent", une exposition à la croisée des chemins entre nature et introspection. « C’est à une déambulation onirique que nous convie l’exposition ; à une promenade dans un jardin aux sentiers qui bifurquent, propice aux rencontres insolites, aux rêveries. Portés par le vent de l’imaginaire, de l’enchantement, de la réminiscence, au gré des chemins, nous nous accordons avec les présences végétales, florales, et les corps de chaire, les corps de pierre, qui semblent prendre vie sur notre passage. »

Olga Caldas, enfant du Portugal, a tissé son art dans l’effervescence créative parisienne, s’abreuvant de rencontres avec des œuvres inclassables lors de ses années à la Halle Saint-Pierre. Ces expériences ont ouvert des portes vers des imaginaires insoupçonnés, nourrissant sa quête artistique d’hybridité et de métamorphose. À travers ses photographies argentiques et numériques, souvent en noir et blanc, Olga explore les mystères du corps humain en dialogue avec les éléments naturels, transformant son propre jardin en région parisienne en un studio à ciel ouvert.

Le Jardin aux sentiers qui bifurquent, évoquant le titre labyrinthique de Jorge Luis Borges, est une ode à l’hésitation et au choix, à ces carrefours invisibles où le visible et l’invisible se frôlent. Ses compositions, entre ombre et lumière, suggèrent un monde où chaque feuille, chaque ombre, chaque corps porte la mémoire des saisons et des histoires silencieuses. (...)

À la Halle Saint-Pierre, elle nous offre un moment suspendu, une promenade poétique où disparaître et se redécouvrir. Dans cet espace, le visiteur est invité à se perdre dans la brume des sentiers, à se laisser happer par la texture des images, à rêver un monde qui continue de respirer sans nous, mais pour nous.

« Les fleurs et leurs atours – calices et corolles, pistils et étamines, bourgeons et pétales, feuilles et épines … -, les végétaux, serpentins architectes, les sculptures de pierre, silencieuses et énigmatiques présences, entrent en connivence avec le promeneur, et c’est un jardin des délices, soudainement, qui s’offre à nous ! Ces instances végétales vivantes habillent somptueusement de soie, de velours, de gaze, de couleurs, d’or et d’argent, les corps de pierre qui sortent de leur torpeur, s’animent, et un étonnant ballet prend ainsi forme et vie. Cette danse opère, dès lors, une métamorphose mystérieuse du visible, une efflorescence silencieuse, odorante, où les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

Capter l’influence muette de ces correspondances ; les interactions subtiles, les permanences de l’éphémère, les mutations en de chose nouvelles des habitants du jardin, tel est mon dessein de promeneuse et d’éternelle rêveuse !" (Olga Caldas)

Olga Caldas, artiste inclassable

Olga Caldas, née au Portugal, vit et travaille à Paris où elle a fait des études en Histoire de l’Art, communication et photographie.
Elle a travaillé à la Halle Saint-Pierre pendant une vingtaine d’années et a été ainsi en contact à des œuvres hors normes, inclassables, qui l’ont influencée, ouvert à de nouvelles perspectives de création. Elle est directrice et curatrice à l’Immix galerie, émanation du Centre Culturel Jemappes de la Ville de Paris.

Elle a réalisé près d’une cinquantaine d’expositions en France et à l’étranger (USA, Suisse, Belgique, Portugal, Italie) et participé à plusieurs salons d’art (Art Fair au Carreau du Temple à Paris – Art Fair à Bruxelles – Marché de l’Art à San Francisco, USA – Fotofever au Carrousel du Louvre – Art Capital au Grand Palais, Festival Européen de la photo de nu à Arles (Chapelle Saint-Anne) – Frame Basel, Miami et Paris – Les Rencontres photographiques de Paris 10e – Salo à Paris…).
Elle expose régulièrement dans des galeries parisiennes, participe à des salons d’art et des résidences d’artistes (France, Italie, Portugal).
Son travail a donné lieu à plusieurs publications de livres et de nombreux articles de presse.

Exposition « Le Jardin aux sentiers qui bifurquent » du 15 janvier au 16 mars 2025, à la Halle Saint-Pierre – 2, rue Ronsard – Paris 75018 / M° : Anvers – Abbesses

www.hallesaintpierre.org

À venir :

  • Un livre est à paraître en janvier, à l’occasion de l’exposition à la Halle Saint-Pierre, édité par les éditions Carnets-Livres, sous la direction de Daniel Besace.

  • Expositions : Casa Régis – Centro per la cultura e l’arte contemporanea, Biella, Italie, septembre 2025 et Fórum Cultural das Neves, Portugal, août 2025.

(*Titre inspiré de la nouvelle de Jorge Luis Borges)

Entrée libre

Vernissage le samedi 18 janvier de 15h à 19h

Rencontre avec l’artiste le week-end et sur demande




LE JAPON A PARIS


Le salon du dessin érotique Salo accueille des artistes de tous âges, de toutes nationalités, de tous niveaux sociaux et de tous cursus comme aucun CV n’est requis lors des candidatures.

Ce salon expose des œuvres et non pas des galeries, ni des artistes en fonction de leurs parcours, qui suit le plus souvent leurs origines sociales et leur talent de communicant.

Laurent Quénéhen, commissaire de ce salon du dessin érotique, choisit les œuvres présentées.

L’érotisme se réinvente ainsi à Salo d’années en années.

Ce salon expose principalement des dessins, mais aussi quelques photographies, peintures, céramiques.

Cette année, les deux artistes japonaises Ayako David-Kawauchi et Hana Kanehisa y exposent.

De plus, Olga Caldas y présente sa série de photos Bath Ritual in Hakone réalisée au Japon en avril 2024.

ARTEGO MAGAZINE NEW - YORK CITY, USA - JUNE 2024

REVUE PERSONA

Par Frédéric LE MAÎTRE, rédacteur en chef , novembre 2023

LIRE L’ARTICLE

L'OEIL MAGAZINE

L'OEIL MAGAZINE - Spécial mois de la photo - nov 2023

Par Aude-Claire DE PARCEVAUX- rédactrice en cheffe

LACRITIQUE.ORG

" Les différentes occurrences photographiques de l’identité humaine "

Par Christian GATTINONI, critique d'art, lacritique.org, nov. 2023.

L’IMMIX galerie qui veut défendre une photographie élargie présente jusqu’au 16 décembre : MEMOIRES VIVES avec les oeuvres de reprises plastiques d’archives de l’américaine Michelle Standbridge, et de Fabiola Ubani espagnole qui panache numérique et procédés alternatifs argentiques anciens avec les techniques de photogravure et de lithographie. Comme Juliette Almah elle explore des métaphores de l‘oubli et de la disparition. Le projet le plus convainquant est l‘installation d‘Olga Caldas et OKA, "Corps Mémoires" une suspension de grands formats qui dévoilent des témoignages retranscrits sur des corps dénudés, devenant comme des stèles vivantes. Des interviews vidéo complètent ces témoignages aussi sensibles qu’essentiels. L’invocation du nom de personnes assassinées en déportation, de confession juive majoritairement, n’oublie pas Tziganes, homosexuel(le)s, interné(s ou captives de guerre et résistant(e)s.

http://www.lacritique.org/article-les-differentes...

LE JOURNAL DES ARTS

GALERIE

Olga Caldas et OKA - En galerie

Immix galerie – Paris-10e Jusqu’au 16 décembre 2023

PAR AUDE-CLAIRE DE PARCEVAUX · L'ŒIL

LE 25 OCTOBRE 2023

Utiliser la photo pour sauver de l’oubli nos souvenirs personnels, mais aussi notre histoire collective, voilà l’ambition des quatre artistes ici rassemblés, Olga Caldas et OKA, Mikelle Standbridge et Fabiola Ubani, à travers des propositions très différentes.

À noter parmi elles, l’émouvant travail d’Olga Caldas et OKA, qui ont écrit sur la peau des personnes photographiées, telles des stèles vivantes, le nom de déportés morts dans les camps nazis, donnant vie à leur mémoire.

Source: https://www.lejournaldesarts.fr/marche/olg...